carte de la siberie et ses pays voisins
ukraine 15 mars - BFMTV. 876450610001_6300538876001. La guerre en Ukraine se poursuit et s'intensifie. Ce mardi, le seuil des 3 millions de réfugiés ukrainiens a été franchi. L'escalade du conflit a causé la destruction de plusieurs infrastructures et fait de nombreuses victimes civiles, forçant une grande partie de la population à fuir
LaRépublique démocratique du Congo fête le cinquantenaire de son indépendance le 30 juin 2010. Or, depuis des siècles, l'histoire du Congo est marquée par les vols et les pillages. Et ça
Sibérie(Russie, région naturelle) Voir les notices liées en tant que sujet Classement géographique : Europe > Russie. Typologie : Carte. Identifiant de la notice : ark:/12148/cb406273740. Notice n° : FRBNF40627374 Cette notice appartient à
Citerce document. Jacques Nicolas Bellin, « Carte de la Sibérie et des pays voisins : pour servir à l'Histoire générale des voyages », e-rara : portail des imprimés anciens des
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Les Sites De Rencontres Gratuit Les Plus Visités. Comme la plupart des pays européens, le territoire ukrainien a mis du temps à se construire et a connu une histoire complexe. Petit tour d'horizon de la construction de l'Ukraine, en vous intéressera aussiPosition stratégique entre les parties orientale et occidentale du continent européen, en bordure de la mer Noire, le territoire ukrainien voit s'installer sur son sol diverses populations aux cultures très différentes, et ce, dès l'Antiquité et plus particulièrement durant les premiers siècles de notre tribus slaves à la Rus’ de KievIl est ainsi successivement peuplé par les Goths, puis par des peuples turcophones ou finno-ougriens Huns, Avars, Bulgares, Khazars, Magyars, Tatars, Mongols..., qui s'installent principalement le long de la mer Noire. Les parties occidentale, centrale et septentrionale sont plutôt occupées par des tribus slaves, et ce, depuis le VIe siècle. La ville de Kiev, l'une des plus anciennes d'Europe de l'Est, a ainsi été fondée par les peuples scandinaves. Il s'agissait alors certainement d'un poste commercial idéalement situé sur la route reliant la Scandinavie à VIIIe siècle, les Varègues, des Vikings orientaux, fédèrent par le commerce ces différentes tribus slaves, jusqu'à la prise de Kiev par Oleg le Sage, qui fonde alors la Rus' ou Rous de Kiev. Cette principauté est la première ébauche de la Russie moderne qui lui doit son nom. Jusqu'au XIe siècle, elle est d'ailleurs le plus vaste État d'Europe. Petit à petit, la population, alors sous influence varègue, se convertit en majorité au christianisme. C'est l'âge d'or de la principauté. Mais cette période de prospérité va cependant être suivie par un âge sombre. En 1240, Kiev est entièrement détruite par les Mongols qui envahissent et s'installent sur le territoire. Elle perdra toute influence pendant plusieurs siècles et sera soumise au contrôle successif de ses voisins plus polonaise et lituanienne, naissance du peuple CosaqueL'invasion mongole est rudement combattue par les Polonais et les Lituaniens, qui finissent par récupérer la partie nord-ouest du territoire de l'actuelle Ukraine. Kiev est ainsi annexée en 1362 au grand-duché de Lituanie. Le peuple tatar continue d'être présent sur la côte de la mer Noire ainsi qu'en fur et à mesure, le royaume de Pologne étend son influence sur tout le territoire ukrainien, tout en laissant au grand-duché de Lituanie l'actuel territoire biélorusse. Le duché de Ruthène occupe Kiev et la partie sud-est du domination principalement lituano-polonaise du XVe siècle, qui impose le catholicisme, mène à un soulèvement des paysans orthodoxes qui se regroupent sous l'effigie du peuple cosaque. Se dessine alors progressivement un important clivage culturel entre la partie nord-ouest, orthodoxe et sous influence lituano-polonaise et la partie sud-est, sous domination turco-tatare mais qui passera par la suite sous contrôle de l'Empire russe. Cette fracture est toujours visible aujourd'hui et s'illustre désormais par une tendance pro-européenne au nord-ouest, et une tendance pro-russe au XVIe siècle, les Cosaques se soulèvent contre la noblesse polonaise. Kiev retrouve alors une position importante, notamment comme centre culturel, dans le but d'unifier les peuples cosaques et ruthènes. Cette série de soulèvements ébranle les fondations de l'union lituano-polonaise qui contrôle alors le territoire cosaque et débouche vers 1650 à la naissance d'un territoire cosaque autonome qui prend le nom d' Ukraine », dont l'étymologie fait référence à un pays frontalier ». Cet embryon de l'actuelle Ukraine s'étend alors dans le bassin du Dniepr, entre la Pologne et la Russie. Au début du XVIIIe siècle, l'Ukraine cosaque est un pays fortement alphabétisé et par l’Empire russe et première indépendance en 1917Mais, dès 1709, les Cosaques sont annexés par l'Empire russe. Le sud du territoire est toujours sous contrôle tatar et ottoman. À la suite de l'expansion de l'Empire russe vers la Pologne, toutes les frontières de la région sont redessinées en 1772, la Galicie Ukraine de l'ouest devient autrichienne et en 1793, l'autonomie des Cosaques est supprimée. Les trois quarts de l'actuelle Ukraine passent ainsi sous domination russe, et se voient divisés en plusieurs entités administratives vassales, comme les gouvernements de Kiev, de Tchernigov, d'Ekaterinoslav...Ces différents gouvernements » sont regroupés en plusieurs entités, comme la Petite Russie qui représente la majorité du territoire actuel de l'Ukraine et la Nouvelle Russie située le long de la mer Noire. La langue ukrainienne est interdite dans les écoles en 1876 pour endiguer le retour d'un mouvement régionaliste. Mais la Russie n'arrivera pas à faire taire le nationalisme qui gagne le pays. En 1917, alors que l'Empire russe est affaibli par la Première Guerre mondiale et la Révolution russe, les Ukrainiens déclarent ainsi leur indépendance. Cette action se concrétise par la création de la Rada centrale, un corps représentatif situé à Kiev et dont Mykhaïlo Hrouchevsky devient le premier situation est cependant loin d'être stabilisée et l'Ukraine devra faire face, au cours du XXe siècle, à de nombreux coups d'État et affrontements avec ses voisins polonais, russes ou allemands. En quelques décennies, le territoire de l'Ukraine est déchiré et morcelé, pour finir par se retrouver sous la coupe soviétique. La route de l'unification et de la construction de l'Ukraine moderne ne prendra fin qu'en 1954, avec le transfert de la Crimée à la République socialiste soviétique RSS d'Ukraine par Khrouchtchev. Puis il faudra attendre la chute de l'Union soviétique pour que l'Ukraine retrouve son indépendance, proclamée le 24 août pourtant, l'histoire du pays est loin d'être terminée. Elle se joue encore aujourd' par ce que vous venez de lire ?
Devenu indépendant en 1991, après avoir rejoint l’Empire tsariste au XVIIIe siècle puis l’URSS, le Kazakhstan souhaite désormais entrer dans une nouvelle phase de son développement. Après les violentes émeutes de janvier dernier, qui ont déstabilisé le gouvernement et contraint le président à faire appel à ses voisins, dont la Russie, pour rétablir l’ordre, le pays poursuit les réformes constitutionnelles engagées en 2019. Une situation géographique unique S’il n’est peuplé que de 22 millions d’habitants, le Kazakhstan est le 9e plus grand pays du monde en termes de superficie et celui qui dispose du plus grand PIB en Asie centrale. Frontalier de la Russie et de la Chine, il borde également la mer Caspienne, où se trouvent d’importants gisements de pétrole. Par la Caspienne, il est voisin de l’Iran et de l’Azerbaïdjan et se trouve ainsi en prise directe avec les événements du Caucase. C’est donc un très large pays, que la géographie place au centre de l’Eurasie et au cœur des nouvelles routes de la soie. Raison pour laquelle Xi Jinping y a officiellement lancé le programme de la BRI Belt and road initiative en 2013 à Astana. Renommée Noursoultan en 2019, la capitale du Kazakhstan est une immense ville nouvelle édifiée à partir des années 1990. Si la ville officielle a été créée en 1830, elle n’était qu’une petite ville au milieu de la steppe avant de devenir la capitale du nouvel État indépendant. Les plus grands architectes sont venus travailler dans la capitale, dont Norman Foster, à qui l’on doit entre autres la tour Bayterek le grand peuplier et le palais de la paix et de la réconciliation. Avec près de 50 immeubles de plus de 100 mètres de haut, Noursoultan est la ville d’Asie centrale qui compte le plus de gratte-ciel. Les architectes ont réussi à conserver un style kazakh à ces immeubles de verre et de hauteur, soit par le choix des couleurs soit par l’insertion de certains motifs, ce qui évite de donner un style international neutre et apatride. Reste qu’avec des hivers très rigoureux et un gel persistant 6 mois sur 12, la vie est rude dans la capitale kazakhe. Réformes politiques La volonté de l’actuel gouvernement est de faire entrer le pays dans une seconde république ». Pour cela, près d’un tiers des articles de l’actuelle constitution sont en cours de réécriture afin de passer d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. Le président aura moins de pouvoir et les deux chambres du Parlement sont renforcées le Sénat et le Majilis, sorte d’Assemblée nationale. Bien que l’ethnie kazakhe soit majoritaire, avec près de 65% de la population, le pays est multiethnique, avec une forte présence de Russes environ 20%. Cette diversité est le résultat de la longue présence dans l’empire soviétique, de nombreux Allemands et Baltes ayant été déportés au Kazakhstan, où vivent désormais leurs descendants. L’enjeu du pays nouvellement indépendant a été de cimenter une unité nationale et de faire primer l’appartenance au Kazakhstan sur l’appartenance à l’ethnie. Le risque de scission des minorités turkmènes ou ouzbeks était réel. La part des Russes a fortement diminué au cours des trente dernières années, renforçant d’autant l’ethnie kazakhe. Le déplacement de la capitale d’Almaty à Astana, dans le nord du pays et à proximité de la frontière russe, était une façon de marquer l’espace et d’éviter que les territoires du nord ne soient récupérés par Moscou. L’actuelle guerre en Ukraine donne raison à ceux qui craignaient une ingérence de la Russie dans son étranger proche. En envahissant l’Ukraine, Poutine n’a pas seulement perdu sa crédibilité auprès des Européens et des Occidentaux, il s’est aussi coupé de ces anciens pays d’URSS, notamment ceux d’Asie centrale et des pays baltes, qui sont d’autant plus convaincus d’accélérer leur indépendance et leur autonomie à l’égard de la Russie. On peut comprendre la nostalgie des Russes à l’époque soviétique, un seul passeport permettait de se rendre de la Sibérie au Turkestan, de l’Europe du nord aux confins de l’Asie centrale et partout le russe était parlé. Désormais, des frontières ont été hérissées et, si le russe est encore utilisé au Kazakhstan, l’anglais y est de plus en plus prédominant. Pour répondre à l’enjeu ethnique, les Kazakhes ont créé une assemblée originale l’Assemblée des peuples du Kazakhstan APK, qui regroupe les représentants des ethnies et des religions et qui se réunit au moins une fois par an. Dans une grande salle des congrès qui reprend l’esthétique des yourtes mongoles, avec tapis moelleux au sol et plafond en forme de tente biseautée, les différents délégués présents donnent à la réunion une allure de Michel Strogoff autour du grand khan. Avec leurs habits traditionnels, leurs toques de fourrure, leurs médailles de l’armée rouge pour les plus anciens, c’est toute l’Eurasie qui se retrouve lors de ces réunions. Pour le Kazakhstan l’enjeu est vital éviter l’éclatement du pays, maintenir son unité, empêcher le développement de mouvements sécessionnistes et de l’islamisme. La formule fonctionne, le pays ayant réussi à être viable, ce qui était loin d’être acquis lors de son indépendance en 1991. Attraits économiques L’erreur des Russes est d’avoir fait primer la politique sur l’économie. Plutôt que de vouloir maintenir une emprise politique sur son ancien empire, Moscou aurait dû passer par le renforcement des liens économiques et le développement des échanges via ses entreprises. Un pays omniprésent au Kazakhstan est ainsi l’Italie, premier investisseur européen dans le pays. Par l’agroalimentaire bien sûr les restaurants italiens, de pâtes et de pizzas, sont omniprésents dans la capitale et les grandes villes, mais aussi par l’industrie technique et pharmaceutique. Évitant de passer par les canaux diplomatiques longs et trop liés aux aléas des relations politiques entre les pays, les entrepreneurs italiens ont négocié directement et ont ainsi pu gagner de nombreuses parts de marché. La Suisse est l’autre pays européen très présent au Kazakhstan. La France se classe en dixième position des investisseurs, derrière les Pays-Bas. Avec une élite cultivée et de haut niveau et un développement économique en pleine croissance il y a pourtant beaucoup plus à faire au Kazakhstan et en Asie centrale qu’en Afrique. Entrepreneurs et entreprises françaises ont une grande carte à jouer dans les steppes de l’Eurasie.
298,805,457 stock photos, 360° panoramic images, vectors and videosEnterpriseLightboxesCartSearch for imagesSearch for stock images, vectors and videosCaptions are provided by our detailsFile size MB MB Compressed downloadDimensions5554 x 3567 px 47 x cm x inches 300dpiDate taken13 February 2019More informationThis image could have imperfections as it’s either historical or de la Sibérie et des pays voisins [Map of Siberia and neighbouring country]. Artist/engraver/cartographer Jacques-Nicolas Bellin. Provenance "Histoire Générale des Voyages, ou nouvelle collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre", à Paris, Chez Didot, avec Approbation et Privilege du Roi. Type Antique copperplate map. Search stock photos by tags
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Publié le 3 juin 2019 à 705Mis à jour le 3 juil. 2019 à 1713Dans le Grand Nord russe, l'oukase du Kremlin mobilise toutes les énergies. Le président, Vladimir Poutine, a fixé la barre très haut pour son vaste chantier arctique, la route du nord, cette nouvelle voie maritime le long des côtes polaires devenue de plus en plus navigable grâce au réchauffement climatique et à la fonte des glaces. Avec, pour ambitieux objectif, un volume annuel de 80 millions de tonnes transportées d'ici à 2025 47 pour le gaz naturel, 23 pour le charbon, 5 pour le pétrole, 5 pour les produits industriels lourds. Il y a dix ans, ce chiffre semblait inaccessible. Il s'agit maintenant d'une tâche réaliste, calculée et substantielle. À la fin de l'an passé, le volume a déjà atteint 20 millions de tonnes. Trois fois plus que le record soviétique en 1987 », s'est félicité Vladimir Poutine lors du dernier Forum sur l'Arctique à Saint-Pétersbourg, capitale de la marine russe et de ses futurs méga brise-glace au moins 13, dont 9 nucléaires, d'ici à 2035…. En 2018, ces 20 millions de tonnes ont été transportées par 227 navires passant par les eaux entre le détroit de Béring et la mer de Kara. Ce volume, selon les projections, sera de 29 millions en 2019 puis 40 millions en raccourci maritime, qui réduirait de 40 % le trajet entre Rotterdam et Shanghai, ouvre de prometteuses possibilités de transport entre Europe et Asie pour concurrencer la voie surchargée du canal de Suez. C'est notre grand chantier du moment ! », s'exclame parmi d'autres Sergueï Kokine, directeur de la société orchestrant la construction d'un nouveau port à Arkhangelsk. La capitale régionale au bord de la mer Blanche est l'une de ces villes du Grand Nord russe mobilisées pour concrétiser l'oukase du Kremlin. Les plus fidèles, et optimistes, prédisent même que l'objectif présidentiel sera dépassé,au-delà des 90 millions de tonnes. A Pékin, ils appellent notre voie maritime, la route de la soie polaire. Ce n'est pas un hasard s'ils investissent dans l'ArctiqueA Arkhangelsk, les six terminaux de l'actuel port ont déjà été modernisés et digitalisés. Prochaine étape nouveau port et… nouvelle voie ferroviaire, construite pour se connecter à l'une des branches de la route de la soie chinoise. A Pékin, ils appellent notre voie maritime la 'route de la soie polaire' ! explique Sergueï Kokine. Les Chinois veulent intensifier leur commerce, importations et exportations. Ce n'est pas un hasard s'ils investissent dans l'Arctique. » Notamment dans les nouvelles infrastructures de transport à Arkhangelsk, les terminaux de l'actuel port ont été modernisés et Krotov/cc BY sa 3;0 Nous sommes ouverts à tous ! La voie du nord intéresse aussi nos amis européens », temporise Igor Orlov, le gouverneur d'Arkhangelsk, discret sur les négociations en cours, prudent sur les objectifs chiffrés. Une fois les investisseurs trouvés, la construction du nouveau port, vieux projet relancé, prendra au moins trois ans et doit booster le tissu industriel local. Comme toute infrastructure de transport, c'est un moteur de développement pour nos entreprises, notre administration, nos scientifiques. Après la conquête de l'espace, les Russes sauront mener à bien le chantier de la voie du nord ! », s'enthousiasme l'édile et les Chinois présentsDans la péninsule voisine, les Russes ont déjà réussi un énorme chantier la méga-usine de gaz naturel liquéfié à Yamal, l'un des coeurs de cette nouvelle route. Lancée en décembre 2017, elle a été construite par le groupe russe Novatek avec le français Total et des… financements chinois. Vers l'Europe comme vers l'Asie, ce GNL est livré par quinze superméthaniers brise-glace qui assurent un bel avenir à la nouvelle route arctique du ces monstres de 300 mètres, navires capables de transporter mètres cubes de gaz, le Christophe de Margerie », nommé en hommage amical à l'ex-Pdg de Total, grand allié de ce projet russe. Pour sa deuxième usine en Arctique, Novatek s'est de nouveau associé à la compagnie française et à des groupes chinois, notamment CNPC. Un projet géant estimé à plus de 20 milliards de dollars, avec un démarrage espéré en 2023 pour une capacité de près de 20 millions de tonnes par les entreprises ici se préparent. On sent que Moscou a remis Arkhangelsk sur sa carte des priorités ! Pendant le chantier de la première usine de Novatek, nous avons fonctionné à plein régime pour le fournir en matériaux », raconte Yakov Antonov, le directeur de NSC, grande compagnie de navigation à Arkhangelsk avec 25 navires et une capacité de tonnes. Une goutte d'eau dans les 80 millions de tonnes voulues par le Kremlin pour la voie du nord. Mais nous sommes prêts pour la suite au-delà même du gaz minerais, grains, poissons, métaux, charbon… le potentiel est énorme ! », espère Yakov Antonov. Toutes les entreprises ici se préparent. On sent que Moscou a remis Arkhangelsk sur sa carte des priorités ! », assure pareillement Pavel Orlov, l'un des directeurs de Zvyozdochka, entreprise locale de réparation de navires. Avec pour spécialité les hélices de plus de huit mètres. La voie du nord nous ouvre de nouvelles perspectives ! »10 % du PIB russePour Moscou, l'Arctique est donc devenu une priorité. Plus de 80 % du gaz naturel russe, celui couvrant notamment un tiers de la consommation européenne, vient déjà de ces régions. Pour alimenter Nord Stream 2, le gazoduc russe vers l'Europe au coeur d'un imbroglio géopolitique , Gazprom a prévu d'exploiter un nouveau gisement en Sibérie, Bovanenkovo, avec 200 milliards de mètres cubes par an. Il est situé dans le district de Yamalo-Nénétsie, région au coeur de la production 90 % du nickel, 90 % du cobalt, 60 % du cuivre, 95 % des platines, 100 % des concentrés de baryte et d'apatite viennent aussi de l'Arctique. Au total, la zone représente aujourd'hui plus d'un cinquième des exportations de la Russie et 10 % de son PIB. Des chiffres à donner le tournis avant même l'essor anticipé de la nouvelle route du nord, voie royale pour les futures exploitations d' estime ses réserves arctiques à 34 milliards de tonnes. Soit environ 250 milliards de bep à lui seul. Presque autant que l'Arabie saoudite. Les réserves arctiques, pétrolières notamment, sont difficiles à quantifier avec certitude, car, comme en Arabie saoudite, les estimations sont ici révélées au compte-gouttes, prévient Mikaa Mered, professeur de géopolitique à l'Institut libre d'étude des relations internationales. Rosneft, le géant russe de l'or noir qui a réorienté ses exportations vers le nord pour gonfler le volume de la nouvelle route et aider à atteindre l'objectif du Kremlin, estime ses réserves arctiques à 34 milliards de tonnes. Soit environ 250 milliards de barils équivalent pétrole à lui seul. Presque autant que l'Arabie saoudite ! »Enjeux géopolitiquesEconomiques, les enjeux sont également géopolitiques. Les actuelles sanctions occidentales contre Moscou , décidées depuis la crise en Ukraine, bien loin donc du Pôle, ont d'ailleurs gelé des projets d'exploration pétrolière en eaux profondes. Vladimir Poutine, qui a renforcé la présence militaire russe dans l'Arctique en rouvrant des bases abandonnées à la chute de l'URSS, ne cesse de rappeler que, des huit pays présents dans le plus petit océan de la planète, au côté du Canada, des Etats-Unis, de la Norvège, de la Suède, du Danemark, de l'Islande et de la Finlande, la Russie dispose du plus grand nombre d'atouts. Par la surface de son territoire et par les ressources naturelles. C'est aussi la dernière zone sans entrave pour route du nord russe va connecter les trois moteurs de l'économie mondiale l'Amérique, l'Europe et la Chine ! Pékin l'a bien compris. Il investit dans les usines GNL de Novatek et dans de multiples projets mines, infrastructures… », insiste Mikaa Mered. La Chine, qui, dans sa doctrine prétend être un Etat du proche-Arctique », s'est aussi dotée d'un brise-glace, le Xue Long », régulièrement en mission polaire pour mener des analyses avec des drones sous-marins. Sur les 27 trajets Asie-Europe effectués en 2018 par la voie du nord, huit ont déjà été assurés par l'armateur chinois Cosco. Cette année, il compte passer à 16 et espère en faire une ligne régulière dès 2025. Le brise-glace chinois Xue Long » est régulièrement en mission polaire pour mener des analyses avec des drones Xin/AP/SIPA La route du nord russe va connecter les trois moteurs de l'économie mondiale l'Amérique, l'Europe et la Chine ! Les gains en temps vont faire gagner de l'argent. C'est pourquoi nous investissons », explique Peiqing Guo, influent professeur à Pékin convié au dernier Forum arctique de Saint-Pétersbourg, vraie opération de soft power » de la part du de rééquilibrageCes initiatives chinoises et russes inquiètent Washington. Lors du Conseil de l'Arctique rassemblant le 6 mai les huit pays riverains du cercle polaire avec la Chine en observateur, le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a du coup fustigé l' attitude agressive » de Moscou et Pékin dans l'Arctique, région devenue un espace de pouvoir mondial et de concurrence ».A la tribune du Forum de Saint-Pétersbourg un mois plus tôt, où les Américains ont brillé par leur absence, Vladimir Poutine s'est voulu rassembleur, notamment auprès des Européens. Travaillons ensemble. L'Arctique doit rester une zone de basse tension ! », lui a répondu du tac au tac Stefan Löfven, le Premier ministre suédois qui a mis de côté ses différends diplomatiques avec Moscou. Une mise en scène très consensuelle. Comme si, face à la poussée chinoise, Vladimir Poutine sentait lui-même qu'il faut un rééquilibrage », ironise un observateur en 1996, le Conseil de l'Arctique réunit les huit pays riverains du cercle polaire Canada, Danemark Groenland et Feroé, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Suède et Ngan/pool/AFPA Arkhangelsk, ces jeux géopolitiques font sourire. L'Arctique et la route du nord, nous les développons en fait depuis sept cent ans. Les objectifs du Kremlin aident à accélérer de vieux projets », rappelle Lev Levit, conseiller du gouverneur et expert des questions polaires. Le développement économique est une chance. Au milieu de la glace, nous n'allons attaquer personne », ironise Alexandre Kirilov, directeur du parc national qui, dans les coins les plus reculés de l'Arctique, organise des parcours touristiques. Plus il y aura de navires sur la route du nord, plus on aura d'observateurs dans cette zone encore très méconnue. La science en bénéficiera », assure Alexeï Barakov, l'un des directeurs du centre hydrométéorologique d'Arkhangelsk. Avec toutefois une pesante incertitude après une hausse des températures de 2 degrés Celsius en dix ans, l'exploitation de la nouvelle route du nord ne risque-t-elle pas d'accélérer les méfaits du réchauffement ?
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