film un condamné à mort s est échappé

CdiscountDVD - Découvrez notre offre Blu-Ray Un condamné à mort s'est échappé. Livraison gratuite à partir de 25€* | Paiement sécurisé | 4x possible | Retour simple et rapide . Votre navigateur internet n’est plus supporté par notre site. Afin de bénéficier d’une navigation optimale, merci de mettre à jour votre navigateur. Rayons. Aller sur Cdiscount Uncondamné à mort s'est échappé 777. Avec : François Leterrier, Charles Le Clainche, Maurice Beerblock, Jacques Ertaud, Roland Monod, Jean-Paul Delhumeau, Roger Treherne, Jean-Philippe Condamnéà mort, il met tout en œuvre pour s’évader. Copie restaurée numériqueEn 1943, un résistant est arrêté et enfermé dans la prison Montluc à Lyon. Navigate to myswitzerland.com Elia M., " Un Condamné à mort s'est échappé," in Séquences (Haute-Ville, Quebec), no. 189, 1997. In the words of Jesus to Nicodemus in the third chapter of St. John, "the spirit breathes where it will." Critiquedu film Un Condamné à mort s’est échappé – · Un condamné à mort s’est échappé est le quatrième long-métrage de Bresson mais seulement son premier succès commercial, C’est aussi son plus symptomatique, puisqu’il porte en lui tout le sel, toute la grammaire de son cinéma, 8/103,2 K. Un condamné à mort s’est échappé — Les Sites De Rencontres Gratuit Les Plus Visités. Ce lundi 25 juillet 2022 à 20h55, Arte diffusera Un condamné à mort s’est échappé. Le film, réalisé en 1956 par Robert Bresson, a été inspiré par la véritable histoire du lieutenant André Devigny, un résistant arrêté par la Gestapo en semaine après avoir misé sur Fatale, Arte continuera de parier sur du cinéma ce lundi 25 juillet 2022 pour occuper ses téléspectateurs en première partie de soirée. Dès 20h55, la chaîne franco-allemande diffusera Un condamné à mort s’est échappé . L’histoire se base à Lyon. En pleine Seconde Guerre mondiale, le lieutenant Fontaine François Leterrier est arrêté par l’armée allemande pour des faits de résistance. Sur le chemin de la prison, il tente de s’évader, mais il n’y parvient pas. Après avoir été battu, le lieutenant Fontaine est incarcéré au fort de Montluc. Le lieutenant Fontaine reste au fort de Montluc jusqu’à la confirmation de sa condamnation à mort. Du fond de sa cellule, il forge une volonté farouche de s’échapper à nouveau. Jour après jour, il échafaude un plan. Pour parvenir à ses fins, il démonte les planches les plus fragiles de la porte de sa cellule au moyen d’une cuillère à soupe en fer qu’il a patiemment aiguisée… Un condamné à mort un succès au box-office Un condamné à mort s’est échappé est sorti au cinéma en 1956. Il y a été vu par près de millions de Français, lui permettant de se classer comme le vingt-neuvième plus grand succès de l’année. Le film, réalisé par Robert Bresson, a été adapté d’une histoire vraie. Celle du lieutenant André Devigny. En décembre 1939, le lieutenant André Devigny a permis à l’armée française d’infliger à l’Allemagne de lourdes pertes, ce qui lui a valu de recevoir la première Légion d’honneur de la guerre à l’âge de seulement 23 ans. Quelques mois plus tard, il s’est attelé à rejoindre la Résistance. Il se voit confier notamment la préparation du débarquement en Provence. L’évasion décisive du lieutenant André Devigny Le lieutenant André Devigny est arrêté par la Gestapo en avril 1943. Il est interné à la prison Montluc, située au 4 rue Jeanne Hachette dans le troisième arrondissement de Lyon. Après avoir été notamment torturé par Klaus Barbie, il entreprend de s’évader, mais son plan échoue. Il ne s’en désarme pas pour autant. Alors que sa condamnation à mort vient d’être prononcée, le lieutenant s’évade de nouveau et son plan a cette fois-ci le succès escompté. Le lieutenant André Devigny trouve refuge chez une famille lyonnaise, avant de gagner la Suisse, l’Espagne et l’Afrique du Nord sous une fausse identité. Il participe au débarquement en Provence en 1944 et remonte vers l’Allemagne avec les armées alliées. Après la guerre, André Devigny occupe une série de hautes fonctions au sein de l’armée. Il est décédé en 1999 à l’âge de 82 ans. Un condamné à mort s’est échappé sera diffusé par Arte ce lundi 25 juillet 2022 à 20h55. La chaîne franco-allemande poursuivra sa soirée avec le film Topkapi à 22h30. Par Lepetitjournal Lisbonne Publié le 14/11/2011 à 0000 Mis à jour le 05/01/2018 à 0830 A l´occasion de la 12e fête du cinéma français, l´Institut Français du Portugal a invité André Graça Gomes, artiste plastique, à présenter son travail sur les murs de la cafétéria de L´IFP. Il a réalisé, du 3 au 10 octobre dernier, des dessins de grandes dimensions à partir de l´inspiration qui lui est venue sur place et à laquelle il a associé le film de Robert Bresson "Un condamné à mort s'est échappé". Originaire de la ville de Chaves au nord du Portugal, nous l´avons rencontré Photos Sobral - Comment vous est venue l'idée / l'inspiration de travailler sur Bresson et pourquoi ce film en particulier?André Graça Gomes - L´Institut Français du Portugal m´a invité à exposer dans ses locaux et j´y suis allé pour voir l´espace. Lorsque je suis arrivé à la cafétéria et que j´ai vu que le mur était sur deux étages, que l´étage inférieur était un couloir et que pendant le jour l´ombre de la structure en fer de la verrière se prolongeaient sur le mur comme les barreaux d´une prison dont l´ombre se projette à l´intérieur d´une cellule, il me vint alors à la mémoire une image du film Un condamné à mort s´est échappé de Robert Bresson de 1956. Comme en grande partie mon travail personnel exploite les images produites par la mémoire, réelles ou illusoires, j´ai pris en compte le faite que cette image ait surgi si nette dans ma mémoire et tout de suite cette ?uvre m´est apparue comme une évidence à travailler ici? Le choix a été assez intuitif. Je ne suis pas sûr, mais il me semble que je n´ai même pas pensé à un autre film ou réalisateur. Qu'est-ce qui vous interpelle dans le cinéma de Bresson et dans le cinéma français en général ?Le cinéma d´une forme générale m´intéresse. Ce serait injuste de dire que je m´intéresse plus au cinéma français qu´au cinéma allemand, portugais ou autre, parce que même s´il y a des particularités et des différences entre le cinéma des divers pays, en général je ne suis pas intéressé par ces différences, je cherche les ?uvres et les réalisateurs qui m´influencent et qui provoquent en moi des interrogations. Dire que je m´intéresse au cinéma français ce serait dire que je m´intéresse à son style d´une forme globale, et cela n´est pas vrai. En fait il se trouve qu´il y a plusieurs ?uvres et réalisateurs français qui abordent des problèmes qui m´interpellent. Le travail de Bresson, est en effet, un cas à part. La simplicité esthétique avec laquelle il présente les images de ses films est en elle-même une source d´inspiration. Une des choses qui me fascine le plus dans ses films c´est le détachement avec lequel il traite tout ce qui est en plus dans une scène, on y trouve toujours l´essentiel et le minimum nécessaire. Dans le cas d´"Un condamné à mort s´est échappé", l´histoire du film est condensée dans le titre. Bresson me rappelle un ami qui a fait la guerre d´outre-mer1 et qui me disait que pendant cette période de conflit ce qui lui causait le plus de panique et perturbation ce n´était pas l´acte de violence direct, mais plutôt les temps libres sans violence, l´incertitude, les sons, l´anxiété qui se prolongeaient pendant des mois. Toutes ces petites choses que seule l´expérience sensorielle explore, dans le silence de la confrontation avec une réalité à priori étrange, et qui est facile à décrire et à représenter. Les films de Bresson sont un exemple exceptionnel dans ce sens. Pourquoi avoir choisi de s'exprimer/de peindre sur les murs ? Avec le temps mon travail a pris naturellement une dimension plus grande en terme d´espace et je me sens à l´aise dans ce format de grande ampleur. Il n´y a pas vraiment une raison concrète pour laquelle j´ai "choisi de peindre comme si c´était sur un mur" , simplement parce que ça n´a pas été une décision rationnelle, c´est l´intuition qui m´a menée vers cette forme d´expression. J´ai commencé par dessiner au charbon sur papier parce que cette technique me permet une plus grande liberté gestuelle. L´échelle de mes dessins a peu à peu augmenté au point d´avoir d´aujourd´hui la possibilité de créer en quelque sorte une installation de dessins sur des murs de grande dimensions et dans des espaces publics de passage. Lorsque j´étais adolescent, je passais mes vacances scolaires à peindre des maisons sur des échafaudages je pense que cette expérience a facilité et déterminé la forme avec laquelle j´ai décidé de présenter mes dessins dans les espaces d´architecturaux et sur les murs qui en font parti. Quels sont vos projets et pensez vous exposer ce travail ailleurs?Actuellement je travaille comme collaborateur du peintre Nadir Afonso et parallèlement je fais parti d´un groupe de théâtre où je suis scénographe. En ce moment je réalise un court métrage pour le cinéma, une adaptation littéraire de l´écrivain José Carlos Barros qui devra se conclure en fin d´année. Je vais aussi participer avec d´autres artistes plastiques à un projet intitulé "Oublier Saramago", pour lequel je travaille une présentation graphique sur le livre de José Saramago ?o conto da ilha desconhecida?. Pour l´année prochaine je pense faire quelques expositions, mais sans dates définies. Pour finir je ne pense pas exposer ce travail ailleurs, du moins comme il est présenté ici. Il a été pensé depuis le début pour cet endroit spécifique et il faudrait qu´il en existe un autre avec les mêmes caractéristiques. André Graça Gomes from FCF on Vimeo. André Graça Gomes from FCF on Vimeo. 1 d´outre-mer colonies portugaise Maria Sobral avec la collaboration de Laura Bouhours lundi 14 novembre 2011 Exposition à la cafeteria de l´Institut Français du Portugal jusqu´au 26 novembre 91 av. Luìs Bivar. André Graça Gomes from FCF on Vimeo. En savoir plus Casting complet et fiche techniqueEn 1943. Après un acte de sabotage, le lieutenant Fontaine est capturé par la Gestapo et condamné à mort. Il est conduit au fort de Montluc, près de Lyon, où son exécution doit avoir lieu. Refusant de sombrer dans le désespoir, il organise patiemment son évasion. La mise en scène et les comediens sont exemplaires, la tension qui en découle assez passionnante. Je suis plus sceptique quant au scénario bien que...Mes respects à Sir Roger Norrington qui cite Bresson dès les 5 premières minutes de répétition de la Messe en ut. Souriant et cultivé, si c'est pas...8guynessCritique positive la plus appréciéeBresson s'est fait labelLe miracle de ce film tient en un mot simplicité. Une simplicité marque de fabrique de son auteur. Mieux, un label de qualité ! Simplicité du fil narratif. Réalisé par tout autre ou à un autre...Lire la critique5"The Wind Bloweth Where It Listeth"...enfin y film qui mêle à la fois une extrême lenteur d'exécution et des non-dits qui donnent un sentiment plus que mitigé. Le huis-clos se passe dans une prison militaire ? pendant l'Occupation. Fontaine...Lire la critique9Grande messe pour une évasionUn condamné à mort s'est échappé est le quatrième long-métrage de Bresson mais seulement son premier succès commercial. C'est aussi son plus symptomatique, puisqu'il porte en lui tout le sel, toute...Lire la critique10Critique de par RozbaumNotes sur le cinématographe est un petit livre bâti de courtes phrases qu'on peut appeler "sentences" parce qu'elles sont autant l'énonciation d'une vérité irréfutable, qu'une une décapitation...Lire la critique9Le chef-d'œuvre de BressonRéalisé par Robert Bresson en 1956, Un condamné à mort s'est échappé est basé sur l'histoire vraie d'André Devigny emprisonné par la Gestapo pour ses activités avec la Résistance française durant...Lire la critique6La petite évasionUn condamné à mort s'est échappé ou Le vent souffle où il veut a de quoi se vanter d'avoir l'un des plus beaux titres et sous-titres du cinéma français. Une titraille à la hauteur de sa réputation,...Lire la critiqueRecommandéesPositivesNégativesRécentes Robert Bresson France / 1956 / 95 min D'après André Devigny. Avec François Leterrier, Charles Le Clainche. 1943. Conduit à la prison Montluc de Lyon et dans l'attente de son exécution par les Allemands, le lieutenant Fontaine organise patiemment une ingénieuse évasion. Mais il devra faire le pari de s'échapper en compagnie du prisonnier qui rejoint sa cellule. Générique Réalisateur Robert Bresson Assistants réalisateurs Michel Clément, Jacques Ballanche Scénariste Robert Bresson Auteur de l'oeuvre originale André Devigny Dialoguiste Robert Bresson Sociétés de production - Société Nouvelle des Établissements Gaumont, NEF - Nouvelles Éditions de Films Paris Producteur Robert Sussfeld Producteurs délégués Jean Thuillier, Alain Poiré Directeur de production Robert Sussfeld Distributeur d'origine Gaumont Distribution Directeur de la photographie Léonce-Henri Burel Cadreur Henri Raichi Ingénieur du son Pierre-André Bertrand Compositeur de la musique préexistante Wolfgang Amadeus Mozart Décorateur Pierre Charbonnier Monteur Raymond Lamy Script Annie Dubouillon Régisseur Irénée Leriche Coopérateur technique Louis Malle Photographe de plateau Jean-Louis Castelli Interprètes François Leterrier le Lieutenant Fontaine, Charles Le Clainche François Jost, Maurice Beerblock Blanchet, Roland Monod le pasteur, Jacques Ertaud Orsini, Jean-Paul Delhumeau Hebrard, Jean-Philippe Delamarre le prisonnier n°110, César Gattegno le prisonnier X, Roger Tréherne Terry, Jacques Oerlemans le chef Warder, Klaus Detlef Grevenhorst l'officier allemand espion, Leonhard Schmidt le convoyeur, Roger Planchon le garde cycliste, Max Schoendorff un soldat allemand, André Collombet Un Condamné à mort s'est échappé News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires note moyenne 4,2 653 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné Votre avis sur Un Condamné à mort s'est échappé ? 60 critiques spectateurs 5 19 critiques 4 21 critiques 3 15 critiques 2 3 critiques 1 2 critiques 0 0 critique Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus récentes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnés Ce qui est bien avec ce film c'est sa simplicité, dialogues réduits au minimum. Voix off sans émotion décrivant l'atmosphère intérieur du personnage. Peu de musique extra-diégétique si ce n'est à la fin pour surligner une forme de soulagement. Un noir et blanc épuré et magnifique sans jeu de est vrai que les circonstances dans lesquelles on le regarde jouent sur notre appréhension du film, il ne faut pas être fatigué en soirée ou les moments peuvent se transformer en heure avec votre forme du moment, je préconise de le voir bien reposé tout en s'étant informé sur le style de Bresson auparavant. Les acteurs sont non professionnel du coup ils ne surjouent pas, on assiste plus à une forme de retenue timide de leur part. Le film se déroule sous l'occupation allemande, des opposants de tout poil sont enfermés dans une prison et pour certains ils sont condamnés à le silence dégagé par le film peut avoir sur nous un double effet, soit c'est une forme de torpeur qui s'installe soit c'est une tension qui ne fait que monter va-t-il s'en sortir ?Ce film demeure la quête de liberté que tout homme a en lui face à l'oppression. Sous l'occupation nazie, le lieutenant Fontaine est fait prisonnier. Une seule motivation l'habite s'évader. Pendant une heure et demie, le spectateur va se trouver dans la tête du protagoniste, jusqu'à se poser les mêmes questions que lui, éprouver les mêmes peurs et les mêmes doutes, notamment au moment où Jost est incarcéré avec Fontaine. L'arrivée du jeune homme est-elle une stratégie des allemands pour connaître les motivations du protagoniste, ou bien est-elle sans liens avec ces dernières ? La réussite du processus d'identification est donc totale, rendue possible par l'utilisation d'une voix-off à la fois très littéraire et précise. Car Bresson a le sens du détail, comme en atteste un rythme lent et des plans brillamment composés qui permettent un réalisme psychologique d'abord impressionnant avant de devenir oppressant dans une partie finale au suspense implacable. "Un Condamné à mort s'est échappé" traite du courage, de la confiance ou encore de la détermination, mais demeure avant tout un film magistral sur l'espoir et l'instinct de survie. Après 60 ans comme spectateur de cinéma, je me demande si ce n’est pas le plus grand film du monde dans sa catégorie. Tout y est sur le plan formel un suspense à couper le souffle, des prises de vue magistrales, un montage parfait, un bande son totalement innovante qui veille à ne jamais faire pléonasme avec l’image. Tout y est quant à l’esprit et cela sans lourdeur l’esprit de sacrifice, le goût du combat pour la liberté, l’espérance et même la rédemption pour le jeune dévoyé. Tout est suggéré par l’image en mouvement, des dialogues réduits à l’essentiel, un bruitage parfait, des acteurs sobres et hiératiques comme des icônes slaves. Vu quand j’étais jeune au cinéclub, je ne ma lasse pas de le revoir. Bresson a porté le classicisme cinématographique français Dreyer, Epstein à des sommets inégalés. Du grand Bresson exceptionnel, original et terriblement attachant. Robert Bresson délivre ici une épure totale qui parvient à rivaliser avec les meilleurs films de prison et ceci sans recourir aux canons habituels du genre trafic en tout genre, matons pervers, rivalités entre clans,.... Il se concentre sur son héros et sa minutie à préparer sa sortie, fruit de sa détermination à ne pas subir le sort qui lui est réservé. Bresson se plait à nous décrire la monomanie de la vie en prison, propice à partir d'une étude en règle des habitudes, à l'échafaudage de tous les plans. "Si la patience est de votre côté, les conditions de votre réussite finiront par se présenter" telle est la leçon à retenir. Les paroles sont réduites au minimum et c'est par l'image rendue par un objectif unique se rapprochant de la vision humaine 50 mm que Bresson transmet son message. Seule la voix off nous renseigne sur le ressenti du héros, celle-ci disparaissant dès que Fontaine se voit adjoindre un camarade de cellule dont il se méfiera dans un premier temps, finissant par comprendre que c'est à deux que les meilleures chances s'offriront à lui. Les bonus du DVD expliquent fort bien les motivations du réalisateur et sa manière de travailler. On apprend notamment que Bresson était un réalisateur catholique, ce qui explique la position de prière extatique de Fontaine devant le vitrail de la prison lors de ses escapades nocturnes dans les couloirs pour découvrir son environnement. Par une belle leçon de cinéma Bresson nous propose en 1956 son film le plus accessible. Comme à son habitude, Robert Bresson signe là une référence en matière de sobriété, peut-être même la plus aboutie de sa filmographie qui, par la suite, sombrera dans une austérité artistique très lymphatique. Un condamné à mort s’est échappé est un film intense de par la place centrale que prend son personnage aussi bien dans les décors épurés que dans la narration linéaire donnant une importante capitale à la voix-off didactique. Cette façon de nous faire suivre minutieusement l’évasion de sa cellule par un prisonnier de guerre en faisant abstraction de tout élément scénaristique superficiel est certes très loin de la conception survitaminée du cinéma que nous en donnent les productions actuelles mais reste une leçon pour tout réalisateur désireux d’installer une empathie et un suspense efficaces sans avoir à déployer des moyens colossaux. Ce film, réalisé par Robert Bresson et sorti en 1956, n'est pas mal mais sans plus. Je ne vais effectivement, je pense, pas vraiment aller dans le sens des avis généraux qui encensent le film, ce que je ne critique d'ailleurs pas du tout. Le film est l'adaptation du récit autobiographique d'André Devigny mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais pas le comparer au film. C'est en tout cas ici l'histoire d'un résistant qui est fait prisonnier et qui cherche par tous les moyens à s'échapper. Bon, je ne vais pas aller dans le sens des critiques car je n'ai pas vraiment apprécié le film enfin plutôt l'intrigue pour être plus précis, tout simplement, je ne suis que très peu rentré dedans, notamment au début, mais je me suis ensuite très vite lassé. Bon, cependant, ce n'est pas parque ce n'est pas mon type de film que ce dernier en est raté pour autant, loin de là ! Même si je n'ai pas attaché une grande importance à l'histoire, j'ai beaucoup apprécié la façon dont celle-ci a été traitée, et notamment au niveau du son. Bresson fait en effet un travail étonnant au niveau de la bande-son et de la voix off, assez étonnant. Étant donné que nous n'avons pas vraiment d'action visuelle, tout se passe au niveau de l'écoute, ce que nous avons d'ailleurs tendance à négliger inconsciemment au cinéma mais qui est pourtant un facteur très important. On peut en effet se rendre compte avec ce film que la bande-sonore au cinéma est très importante et que, sans cette dernière, le film et l'image perdraient énormément de choses et de sens. Même si je ne suis pas rentré dans le film, j'ai tout de même été à fond dans certaines scènes, dans le sens où j'angoissais en même temps que le personnage principal, notamment lorsque ce dernier enlève les planches de sa porte, qui sont des scènes très oppressantes. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons en particulier François Leterrier qui joue très bien. "Un Condamné à mort s'est échappé" ne m'a donc personnellement pas plus passionné que ça mais je reconnais qu'il reste techniquement un film très intéressant. Film fort, ici pas d'ellipses étranges qui auraient pu faciliter le récit, on a tout les détails, le film n'est pas manichéen, ce film ne fait pas dans l'excès, pas de tire larme, juste un grand film. J'ai beaucoup entendu parler de la méthode de Bresson pour faire des films, j'étais curieux de voir ce que cela donne en pratique... Et il faut bien le dire c'est épuré, mesuré, efficace ! Je crois que si cette mise en scène particulière fonctionne autant, c'est en partie grâce à l'histoire qui est racontée. N'importe quel effet aurait contribué à renforcer l'aspect désespéré de la situation du lieutenant Fontaine, apportant un misérabilisme qui n'a pas sa place ici. La violence est donc atténuée, quand elle n'est pas dissimulée avec pudeur. Il en va de même avec les nazis, dont les apparitions à l'écran se font rares. Bien souvent, ils sont réduits à une voix provenant du hors champ. Cela met le héros face à une menace omniprésente mais invisible, ce que j'aime beaucoup. Par ailleurs, la narration du film est excellente. L'histoire est très linéaire et Bresson nous enlève le suspens de la fin, pourtant l'ensemble est prenant. J'en veux pour preuve le long moment où le héros lime la porte de sa cellule dans le but de la démonter. Le réalisateur arrive à capter la détermination du détenu. De ce fait le voir progresser est très intéressant. Mais de manière générale la voix intérieure du personnage principal pousse le spectateur à partager ses doutes et ses peurs. Son cheminement de pensée très logique est agréable à suivre, d'autant plus que sa voix douce chasse le silence pesant le film ne comporte qu'un seul morceau de musique qui revient trois fois. Un condamné à mort s'est échappé, c'est donc une histoire simple magnifiée par une mise en scène adéquate, qui fait passer beaucoup d'émotions malgré le refus d'employer des effets trop marqués. Bien que son rythme soit posé, le long-métrage ne perd jamais en intérêt et se termine sur un plan débordant d'énergie contenue, qui mérite d'être vu. Bresson analyse ici une évasion, il raconte chaque plan et dévoile tout haut les pensées de son héros. C'est un mélange de Truffaut et de Montecristo. C'est assez ennuyeux. Il y a des films d'auteur, d'art et d'essai plus palpitants. Certains parlent de la musique....... Il n'y en a presque pas à part la grande messe de Mozart. Je ne comprends pas ce qu'elle fait là. Disons le tout de suite Un condamné à mort s’est échappé », même s’il a inspiré Le trou » de Jacques Becker, ne l’égale pas, et cela sur plusieurs points. En premier, la direction d’acteur de Bresson n’étant clairement pas son point fort comme il s’intéressait peu à eux, ses acteurs amateurs font amateurs, en particulier Charles Le Clainche assez médiocre, et aucun n’égale Jean Keraudy un vrai taulard, lui. La densité et la tension générée est peu homogène, si bien qu’à part l’évasion proprement dite, le film n’offre guère de suspens et semble plus près d’un documentaire pendant plus d’une heure, avec une voix off parfois redondante vis à vis des images. Ainsi le côté concentrationnaire et suffocant du film de Becker n’est que tièdement exprimé ici. La quasi absence de tout visage des tortionnaires qui beuglent des ordres en allemand, donne une valence kafkaïenne sans doute involontaire car hors sujet. Reste une pellicule remarquablement travaillée, l’habituelle précision de la mise en scène de Bresson, une évasion irrespirable, sans jamais céder à la moindre esbroufe, et un choix musical du minimum, du minimum, oui mais du Mozart ! Becker décidera carrément se passer de toute musique. Après Le journal d’un curé de campagne », Robert Bresson confirme de nouveau que la maîtrise du visuel permet parfois de faire plus avec moins. Film narré de manière très soft et simpliste, donne tout le caractère de ce film. Meme si le rythme du film n'est pas hyper soutenue mais c'est logique au vue de la minutie de l'évasion,, on est réellement pris par l'histoire. Laissant de côté le film poétique dramatique, Bresson se tourne vers le thriller historique, portant sur la Résistance. Il fonde son histoire d'après des faits réels et construit sur le seul point de vue du héros ce moyen narratif et la voix-off permettent de rattacher le spectateur à ce personnage et à ne pas le négliger. Le cinéaste réussit donc à créer un suspense, donnant sur une fin toutefois superficielle. Il met aussi en valeur le hors-champ, se concentrant sur le son la fameuse séquence où le héros assomme un garde au moment où un train passe. Et pour une fois, les "modèles" de chez Bresson semblent jouer juste. Peut-être un des meilleurs du cinéaste. Je ne suis pas un inconditionnel du dépouillement du style de Bresson qui me paraît souvent artificiel, affecté. Mais il fonctionne parfaitement avec Un condamné à mort s’est échappé ». Le sens du détail, la précision, l’atonie et la monotonie, une certaine opacité aussi, sot parfaitement en symbiose avec le sujet, la vie en prison, les préparatifs de l’évasion, le suspens pendant son déroulement. Le film gagne à être vu à proximité de Le trou » de Jacques, qui, pour traiter un sujet semblable, à quelques années d’intervalle, utilise des moyens et un style similaires. Bresson va peut-être plus loin dans la rigueur et l’absence de spectaculaire, il montre aussi un sens de l’intériorité qui lui est spécifique, ce qui est peut-être à son avantage. Inspiré d'une histoire vraie celle d'André Devigny, ce film constitue le premier succès public de Robert Bresson. Il marque aussi une étape importante dans l'évolution du style du cinéaste. Une évolution qui a déjà été amorcée dans sa précédente réalisation, Le Journal d'un curé de campagne, et qui sera confirmée dans la suivante, Pickpocket. Bresson s'éloigne de l'esthétique dominante de l'après-guerre dialogues littéraires, musique lyrique, éclairages très travaillés... comme on pouvait en trouver dans Les Anges du péché ou Les Dames du bois de Boulogne, ses deux premiers long-métrages pour aller vers plus de dépouillement, d'ascèse. La voix off est encore présente, les dialogues sont très écrits, mais le réalisateur commence à cultiver une atonalité qu'il accentuera par la suite. L'accompagnement musical est par ailleurs limité quelques notes de Mozart. Et surtout, Bresson épure sa mise en scène, focalise sur des gestes et des sons d'une importance capitale pour le héros du film avec une précision extrême qui aboutira à une forme d'abstraction dans Pickpocket. Le résultat est sec mais intense. Le suspense fonctionne, malgré un titre qui donne l'issue du drame... Se dégage de ce récit une authenticité sans fard, une austérité qui traduit peut-être à la fois un désir de neutralité factuelle comme en témoigne le titre et une inspiration religieuse le sous-titre, "Le Vent souffle où il veut", est une citation de l'Évangile selon saint Jean. Certains ont vu dans ce film de Bresson, cinéaste chrétien janséniste, une métaphore de la grâce. Sur un plan cinématographique, c'était pour Truffaut, en 1956, "le film le plus décisif de ces dix dernières années". Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse

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